Safer Internet Day / Rapport ANSES
A l'occasion du "Safer Internet Day" organisé par l'organisation "Internet sans crainte", des actions de prévention sont proposées en ligne :
- Un webinaire aura lieu demain, mercredi 11/02/26, à 18h30, à destination des parents : https://www.internetsanscrainte.fr/sid/parents
- Vous pourrez également trouver des informations utiles sur le site du magazine "Geek Junior", sur différentes thématiques.
Ci-dessous, un article concernant les réseaux sociaux. Les restrictions devraient passer à 15 ans pour ces derniers mais dans la pratique, beaucoup d'adolescents y ont accès bien plus tôt :
https://www.geekjunior.fr/fantomapp-appli-aider-a-te-proteger-sur-les-reseaux-sociaux-65458/
- Par ailleurs, voici les dernières études proposées par l'ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : https://www.anses.fr/fr/content/securiser-les-usages-des-reseaux-sociaux-pour-proteger-la-sante-des-adolescents
Quelques lignes du rapport (que vous trouverez en pièce jointe) :
"De nombreux effets sur la santé identifiés, en particulier dans le champ de la santé mentale
Altération du sommeil
En maximisant le temps passé sur les réseaux sociaux, l’heure du coucher est retardée et le processus d’endormissement peut être perturbé, ce qui va entraîner une altération du sommeil. Un sommeil de mauvaise qualité provoque notamment une somnolence la journée, de l’irritabilité, de la tristesse et peut favoriser des symptômes dépressifs.
Dévalorisation de soi
Les échanges de contenus visuels centrés sur l’apparence physique, au travers d’images retouchées ou non, peuvent altérer l’image de son corps. Ces pratiques, associées aux injonctions sociales à se conformer à des idéaux corporels, peuvent exacerber les troubles alimentaires. De plus, l’expertise confirme que l’exposition sur les réseaux à des contenus fictifs ou idéalisés peut engendrer une dévalorisation de soi et constitue donc un terrain fertile pour l’émergence de symptômes dépressifs.
Comportements à risques
Les algorithmes de personnalisation de contenu amplifient l’exposition à des contenus pouvant porter sur descomportements à risques comme des troubles alimentaires, l’automutilation, la consommation de drogues ou des tentatives de suicide.
Exposition aux cyberviolences
Les cyberviolences et le cyberharcèlement (insultes, rumeurs, exclusion, chantage ou encore diffusion d’images intimes sans consentement) ont des répercussions sur la santé mentale. L’anonymat et la facilité de diffusion des menaces amplifient l’engagement dans la cyberviolence.
Les filles plus exposées sur les réseaux sociaux
Enfin, l’expertise montre que sur l’ensemble de ces effets, les filles sont plus impactées que les garçons. Ce constat s’explique par plusieurs facteurs :
- les filles utilisent plus les réseaux sociaux que les garçons ;
- elles utilisent davantage des réseaux sociaux hautement visuels fondés sur l’échange et le partage d’images et sur la mise en scène de soi ;
- elles subissent davantage de pression sociale liée aux stéréotypes de genre ;
- elles sont plus souvent cyberharcelées que les garçons ;
- elles semblent aussi accorder plus d’importance aux contenus des réseaux sociaux numériques, avec un engagement émotionnel plus marqué.
« Les réseaux sociaux opèrent comme une caisse de résonnance de certaines dynamiques sociales » expliquent les experts."